Réunis en session plénière les 18 et 19 décembre, les élus du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine ont débattu puis adopté un avis en faveur de la poursuite d’une politique européenne de cohésion économique, sociale et territoriale forte pour toutes les régions d’Europe après 2020.

La position a été présentée par Isabelle BOUDINEAU, Vice-présidente de la Région en charge de l’Europe et de l’International, et par Alain ROUSSET, Président de la Région, qui a rappelé que « sans l’Europe nous n’aurions pas la paix sur le continent et nous n’aurions pas lutté contre la mondialisation. A cet égard, la politique de cohésion est essentielle au développement économique de notre région ».

A l’heure où les discussions sur le futur budget européen ont démarré à Bruxelles, dans un contexte incertain, la Région Nouvelle-Aquitaine a souhaité adresser un message fort à la Commission européenne et au Gouvernement français, les engageant à défendre le maintien d’une politique de cohésion ambitieuse.

Rappelant qu’elle est le visage de l’Europe sur les territoires, les élus soulignent que la politique de cohésion est également la principale politique d’investissement et la première politique redistributive de l’UE. En Nouvelle-Aquitaine, les fonds européens structurels et d’investissement représentent près de 2,5 milliards € sur la période 2014-2020, ce qui correspond à environ une année budgétaire pour la Région. Ils soutiennent l’innovation, l’inclusion sociale, la transition énergétique, l’aménagement du territoire, l’agriculture durable et compétitive ainsi que la pêche et l’aquaculture.

Dans ce cadre et face aux craintes d’une réduction des fonds européens, la Région soutient la poursuite d’une politique de cohésion forte après 2020, autour de quatre idées clés:

  • Un budget ambitieux à la hauteur des défis de l’horizon 2030 et permettant à toutes les régions européennes de continuer à bénéficier du soutien de l’Europe;
  • Un renforcement de la gouvernance partagée Europe-Régions;
  • Une meilleure prise en compte des disparités territoriales;
  • Un approfondissement de la Coopération Territoriale Européenne.

Enfin dans sa position, la Région Nouvelle-Aquitaine affirme sa volonté de travailler de concert avec la Commission européenne pour repenser la politique de cohésion afin, d’une part, de l’ancrer à un Semestre européen réformé de façon à territorialiser ses objectifs et, d’autre part, de mieux inscrire le Plan Juncker dans une perspective régionale, afin d’éviter une concentration de ses interventions dans les zones les plus favorisées.

 

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